En vrac et en mesure

Volontiers satirique lorsqu’il s’agit de dénoncer les pitreries et faux-semblants de la politique locale, Quart de Brie sait changer de ton lorsqu’il le faut. Léger, ou grave, inspiré par des alternatives : on cherche à retrouver du sens, par des initiatives et des actions concrètes qui font réfléchir. C’est dans ce dernier registre que nous avons souhaité en savoir plus sur « La Mesure » magasin de vente « en vrac » qui a ouvert récemment dans le centre de Melun. Rencontre avec Yan Desoubeaux, qui l’a lancé avec son épouse.

Propos recueillis par Rachel Charpentier et Christine Zerrouk

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Germain Métier, un curé rouge à Melun au temps de la Révolution française

À lire les quelles travaux d’érudits locaux sur la période révolutionnaire à Melun, un spectre semble avoir jadis hanté la bonne préfecture de Seine-et-Marne. Un temps, il fit trembler les premiers de cordées de son siècle. Son nom ne vous dira rien tant son souvenir s’est évanoui jusqu’à tomber dans l’oubli.

On ne trouve nulle part sa trace en arpentant les places et les rues de Melun et des autres villes de l’agglomération. Le temps paraît avoir ouvert d’un voile d’oubli les combats de Germain Métier (1758-1817). Inscrivons nos pas dans son sillage et suivons l’itinéraire de celui que l’on surnomma le « curé rouge » de la Révolution.

Un prêtre en campagne

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Julien Guérin

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Occuper la place – édito #2

Les avez-vous remarqués, ces « panneaux d’affichage d’opinion » ? Au détour d’une promenade, on peut en découvrir quelques-uns, dispersés sur l’ensemble du territoire de Melun. C’est là qu’en théorie, chacun peut s’exprimer. Y afficher, y coller. Mais encore faut-il savoir qu’ils existent ; encore faut-il les voir pour le croire. Leur emplacement n’est pas stratégique au premier abord – ou alors il l’est, d’un certain point de vue, et cela mérite réflexion. 

Un seul exemple, parlant : au début de la rue des Mézereaux, un premier panneau dans lequel on tombe. Sa surface est assez grande pour que l’on y fixe ses opinions. Quelques-uns ne s’en privent pas puisque c’est public et d’intérêt général. C’est le cas, en particulier, des réacs de l’Action française, qui recouvrent ailleurs la ville d’autocollants siglés, ou des alliés fanatisés du Front National, les gens de « Debout la France ». Le hic pour ces colleurs d’expression politique hard, c’est qu’on n’y prête guère attention. Et pour cause, c’est à deux pas de l’entrée du Cimetière Nord de Melun. Le néant de l’adresse, quoi. Si l’on met de côté des endroits où il a pu arriver dans le passé que des morts soient enjoints à voter, comme dans le cinquième arrondissement de Paris ou d’autres circonscriptions corses, l’on voit mal pourquoi le panneau est placé là. On s’adresse au néant, donc.

Et d’autres par-dessus le marché ! Allez donc voir. Sur un parking de l’île Saint-Étienne, jouxtant le quai de la Reine Blanche sous la pénétrante, un autre panneau trône dans l’indifférence. Près des poubelles, l’on en trouvera d’autres. Votre opinion ? À jeter ! Ou alors, dans le meilleur des cas, rue Fréteau de Peny, à recycler ! En lieu et place d’un panneau d’expression politique sur l’un des rares espaces ouverts et de passage que compte Melun – je veux parler de la place Saint-Jean, comble d’anéantissement par le bitume, entre les bagnoles et les pots de fleurs géants –, les Melunaises et Melunais sont habitué·e·s à la fermer. Ou à consommer de la pub sur les panneaux JCDecaux.

C’est une singulière manière d’envisager l’affichage de la diversité des opinions politiques. Pas d’espace, pas d’agoras, des places vidées de leur sens public, un vide de place. Et les citoyennes et citoyens de s’en être accommodé·e·s avec le temps. Les places politiques, c’est la chasse gardée de celles et ceux qui en savent l’intérêt ; c’est la lutte des places pour une poignée de gens qui s’emploient à faire place nette pour conserver leurs places.

Rien n’est figé pourtant. Les places, il faut les reprendre. Ou les prendre. Nuit Debout à Melun en fut l’esquisse temporaire. Quart de Brie est né pour cela, pour faire place à autre chose, pour imaginer de nouvelles formes d’expression, pour faire entendre des voix, dessiner de nouvelles voies. Cette deuxième livraison occupe la place et, avec tout l’enthousiasme qui la caractérise, l’équipe s’emploiera à la distribuer : sur place et à emporter !

Arnaud Saint-Martin

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Pompage

Sur la planète Meuh-Lin, vivaient deux peuplades le long d’un grand fleuve : d’un côté, les Chats-Doctes qui adoraient toutes sortes de dieux, dont ceux de la technologie, du productivisme et de la finance ; de l’autre, les Grands-Bêtas qui n’adoraient aucun dieu et veillaient à leur qualité de vie actuelle et future. Les deux tiraient leurs besoins en eau des nappes phréatiques et du fleuve.

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Par Claude Bourquard

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Dans les prairies nos vaches, à Melun notre oie de Bernache !

En vous promenant en bord de Seine, vous m’avez sûrement croisée. J’ai la tête noire, je suis très sociable et je ne me déplace jamais seule. Je suis… je suis… l’oie de Bernache du Canada ! Je suis originaire d’Amérique du nord, comme mon nom l’indique. Pour le plaisir des amoureux de la nature, je me suis définitivement installée en Europe, après avoir été (…)

Par Rachel Charpentier

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La Révolution industrielle est (aussi) passée par Melun !

« Il n’est peut-être pas en France une seule ville mieux située que Melun pour le commerce et l’industrie. Sa situation topographique, au milieu d’un riche pays, à la porte de Paris, lui assure désormais des avantages tout particuliers. (…) »
Non, il ne s’agit pas ici de la dernière campagne de promotion du maire de Melun pour attirer dans notre bonne ville capitaux et investisseurs.
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Par Julien Guérin

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